La finale de la CAN 2025 continue de laisser des traces au sein du football africain. Plusieurs mois après les événements survenus à Rabat lors du choc entre le Maroc et le Sénégal, le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, affirme que l’instance continentale a engagé une réforme interne pour éviter qu’un tel scénario ne se reproduise.
Dans un entretien accordé à BBC Sport Africa, le patron de la CAF a reconnu l’existence de « lacunes » dans la gestion de cette finale marquée par une vive controverse arbitrale et une interruption du match après le recours à la VAR dans les dernières minutes de jeu.
« Nous avons mis en place de nouvelles règles et de nouveaux règlements », a déclaré Motsepe, estimant que la CAF avait entrepris un travail de fond pour restaurer la crédibilité de l’arbitrage africain. Le dirigeant sud-africain affirme que ces changements visent notamment à renforcer la confiance autour des arbitres et de l’assistance vidéo.
La finale disputée le 18 janvier à Rabat avait basculé dans le chaos après l’attribution d’un penalty au Maroc dans le temps additionnel. Contestant la décision arbitrale, les joueurs sénégalais avaient quitté la pelouse en signe de protestation, provoquant une crise sans précédent dans l’histoire récente de la compétition.
Quelques mois plus tard, le jury d’appel de la CAF avait finalement annulé le résultat initial et déclaré le Sénégal perdant par forfait, attribuant ainsi le titre au Maroc sur tapis vert. Une décision qui avait relancé le débat sur la gestion de cette finale et sur le rôle de l’arbitrage vidéo dans les grandes compétitions africaines.
Patrice Motsepe a également tenu à défendre l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala, désigné pour cette rencontre. Selon lui, un rapport détaillé sur sa prestation a été présenté devant le comité exécutif de la CAF afin d’évaluer les décisions prises durant le match au regard des standards internationaux.
Le président de la CAF affirme aussi avoir multiplié les déplacements au Maroc et au Sénégal afin d’apaiser les tensions et préserver les relations entre les différentes parties. Il rappelle toutefois que le dossier reste entre les mains du Tribunal arbitral du sport.
« Quelle que soit la décision du TAS, nous la respecterons », a assuré Motsepe, tout en insistant sur la volonté de la CAF de poursuivre le développement du football africain malgré cette séquence agitée.
Cette affaire reste l’un des épisodes les plus controversés de l’histoire récente de la CAN, tant pour son dénouement administratif que pour les nombreuses interrogations qu’elle continue de soulever autour de la gouvernance du football continental.


